Loi Le Meur : ce qui change pour votre meublé de tourisme
Adoptée en novembre 2024, la loi Le Meur a profondément modifié le cadre de la location de meublés de tourisme. Objectif affiché : mieux réguler la location courte durée dans les zones tendues. Voici ce qui change concrètement pour vous.
1. Un enregistrement obligatoire partout
Depuis le 20 mai 2026, chaque meublé de tourisme doit être déclaré sur un téléservice national unique, qu'il s'agisse de votre résidence principale ou d'un logement dédié à la location. Vous obtenez un numéro d'enregistrement, à afficher sur toutes vos annonces. Les plateformes doivent retirer les annonces qui n'en ont pas.
2. Un plafond de nuitées pour la résidence principale
La location de votre résidence principale reste limitée à 120 nuits par an. Les communes peuvent désormais abaisser ce plafond jusqu'à 90 nuits.
3. Une fiscalité moins avantageuse pour les meublés non classés
Au régime micro-BIC, un meublé de tourisme non classé ne bénéficie plus que d'un abattement de 30 %, dans la limite de 15 000 € de recettes par an. Un meublé classé conserve un abattement de 50 %, avec un plafond bien plus élevé. Le classement devient donc un vrai levier.
4. Un DPE minimal progressivement exigé
Une performance énergétique minimale est demandée aux meublés de tourisme : classe F, puis E à partir de 2028, puis D à partir de 2034. Le maire peut demander à tout moment la production du DPE.
5. Plus de pouvoirs pour les communes et les copropriétés
Les communes disposent de nouveaux outils (quotas, zones réservées à la résidence principale, autorisation de changement d'usage étendue). Les copropriétés peuvent plus facilement interdire la location touristique dans les nouveaux règlements.
Ce que nous faisons pour vous
Lors de la mise en gestion, nous vérifions avec vous la situation de votre logement : enregistrement, règles de votre commune, copropriété, opportunité d'un classement. Vous louez l'esprit tranquille.
Numéro d'enregistrement : comment déclarer votre meublé
Qui est concerné ?
Tous les loueurs de meublés de tourisme, que le logement soit votre résidence principale ou secondaire, et que vous débutiez ou louiez déjà. Depuis le 20 mai 2026, la déclaration se fait sur un téléservice national unique.
Comment faire la démarche ?
La déclaration se fait en ligne. Prévoyez notamment :
- votre identité et vos coordonnées ;
- l'adresse précise du logement et ses caractéristiques ;
- le statut du logement : résidence principale ou non ;
- pour une résidence principale, un justificatif (par exemple votre avis d'imposition) ;
- le cas échéant, la décision de classement du meublé.
Que faire du numéro obtenu ?
Un numéro unique est attribué à chaque logement. Il doit figurer sur toutes vos annonces (Airbnb, Booking, Holidu…). Les plateformes transmettent les données de location à une base centralisée, consultable par les communes.
Que risque-t-on sans numéro ?
Une annonce sans numéro peut être retirée par la plateforme. La loi prévoit aussi des amendes civiles : jusqu'à 10 000 € en l'absence de déclaration, et jusqu'à 20 000 € en cas de fausse déclaration ou de faux numéro.
Lors de la mise en gestion, nous vérifions que votre logement est bien enregistré et que le numéro apparaît sur chaque annonce.
LMNP, micro-BIC, régime réel : quelle fiscalité pour votre location ?
Faut-il déclarer ses revenus de location ?
Oui, toujours. Les recettes perçues via Airbnb, Booking ou toute autre plateforme relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et se déclarent chaque année sur la déclaration complémentaire 2042-C-PRO. Les plateformes transmettent d'ailleurs chaque année à l'administration fiscale le montant des revenus perçus par leurs hôtes.
LMNP ou LMP ?
La plupart des particuliers sont loueurs en meublé non professionnels (LMNP). Vous devenez loueur professionnel (LMP) si vos recettes dépassent 23 000 € par an et sont supérieures aux autres revenus d'activité de votre foyer.
Déclarer le début de l'activité
Dans les 15 jours suivant le début de la location, déclarez votre activité sur le guichet unique formalites.entreprises.gouv.fr. Vous obtenez un numéro SIRET et choisissez votre régime d'imposition. La cotisation foncière des entreprises (CFE) est due à partir de la deuxième année.
Micro-BIC ou régime réel ?
- Micro-BIC, meublé non classé: abattement de 30 %, jusqu'à 15 000 € de recettes par an.
- Micro-BIC, meublé classé: abattement de 50 %, jusqu'à 77 700 € de recettes (seuil des revenus 2025, revalorisé régulièrement).
- Régime réel: vous déduisez vos charges réelles et amortissez le logement et le mobilier. Souvent plus avantageux, il demande une comptabilité tenue par un expert-comptable.
Au régime réel, sont notamment déductibles : les honoraires de gestion et de conciergerie, l'entretien et les réparations, les charges de copropriété, la taxe foncière et la CFE, les assurances, les intérêts d'emprunt, les abonnements et les honoraires comptables. Depuis 2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value en cas de revente.
Combien d'impôt ?
Au micro-BIC, l'impôt sur le revenu (selon votre tranche) et les prélèvements sociaux (18,6 % depuis l'imposition des revenus 2025) s'appliquent au revenu après abattement.
Exemple : 10 000 € de recettes, tranche à 30 %
Meublé classé : 5 000 € imposables, soit 1 500 € d'impôt + 930 € de prélèvements sociaux = 2 430 €.
Meublé non classé : 7 000 € imposables, soit 2 100 € + 1 302 € = 3 402 €.
Prélèvement à la source et exonération
Les plateformes ne prélèvent pas d'impôt. L'administration calcule un acompte à partir de vos revenus de l'année précédente, modulable sur impots.gouv.fr. Seule exonération possible en location touristique : la location d'une ou plusieurs pièces de votre résidence principale, si les recettes ne dépassent pas 760 € par an.
Ces informations sont générales. Pour votre situation personnelle, rapprochez-vous d'un expert-comptable ou d'un conseiller fiscal : nous ne délivrons pas de conseil fiscal.
DPE et location courte durée : les échéances à connaître
Longtemps réservé à la location longue durée, le diagnostic de performance énergétique (DPE) concerne désormais aussi les meublés de tourisme, depuis la loi Le Meur.
Le calendrier
- Dès maintenant: classe F minimum pour les meublés de tourisme soumis à autorisation de changement d'usage ;
- 2028: classe E minimum ;
- 2034: classe D minimum pour l'ensemble des meublés de tourisme.
Le maire peut demander la production du DPE à tout moment. À défaut, une amende peut être prononcée.
Que faire si votre logement est mal classé ?
Commencez par un DPE récent et fiable : il indique les travaux les plus efficaces. Les leviers les plus fréquents sont l'isolation (combles, murs, fenêtres), le remplacement d'un chauffage électrique ancien et la ventilation. Des aides publiques peuvent financer une partie des travaux.
Anticiper plutôt que subir
Un logement mieux isolé est aussi plus confortable pour les voyageurs, ce qui se ressent dans les avis. Planifier les travaux pendant la basse saison limite l'impact sur vos revenus.
7 conseils pour une annonce qui se démarque
1. Des photos professionnelles
Ce sont elles qui déclenchent le clic. Lumière naturelle, pièces rangées, cadrages larges, et une photo d'ouverture forte : la vue, le salon ou la terrasse.
2. Un titre précis
Mettez en avant ce qui rend le logement unique : vue mer, centre-ville à pied, terrasse, parking…
3. Une description fidèle
Engageante, mais exacte. Un voyageur déçu par rapport à l'annonce laissera une note de précision basse.
4. Des équipements bien renseignés
Wifi, lave-vaisselle, parking, lit bébé : les voyageurs filtrent leurs recherches sur ces critères.
5. Un prix juste et vivant
Un tarif ajusté selon la saison, les week-ends et les événements locaux.
6. Des réponses rapides
La réactivité améliore la conversion et le classement de l'annonce.
7. Des avis excellents
Après chaque séjour, les voyageurs notent sur 5 la précision, la propreté, la communication, l'emplacement, l'arrivée et le rapport qualité-prix. La note globale pèse lourd dans le choix des futurs voyageurs. Un logement impeccable et un accueil soigné font toute la différence.
Bien préparer sa mise en gestion
Avant d'accueillir vos premiers voyageurs, quelques vérifications s'imposent. Voici notre check-list.
Démarches et assurances
- enregistrement du logement et numéro d'enregistrement ;
- déclaration de l'activité (SIRET) ;
- vérification du règlement de copropriété ;
- assurance propriétaire non occupant couvrant la location saisonnière.
Sécurité
- détecteur de fumée en état de marche ;
- installation électrique et appareils en bon état ;
- consignes d'urgence affichées.
Équipements
- literie de qualité et linge en double ;
- cuisine complète : vaisselle, cafetière, ustensiles ;
- connexion internet fiable, idéalement par la fibre ;
- petits plus appréciés : sèche-cheveux, fer à repasser, jeux, guides locaux.
Accès et organisation
Prévoyez un système d'arrivée autonome (boîte à clés sécurisée ou serrure connectée), un inventaire et un état des lieux photographique. C'est ce qui permet un suivi précis du logement au fil des séjours.
Lors de la mise en gestion, nous passons en revue chaque point avec vous et organisons le shooting photo de l'annonce.
Votre annonce : garder votre compte ou profiter de nos statuts premium ?
Option 1 : votre compte personnel
Vous restez titulaire de l'annonce et de ses avis ; nous en assurons la gestion. Une solution adaptée si votre annonce a déjà un bon historique.
Option 2 : les comptes de la conciergerie
Votre logement bénéficie de nos comptes et de leur historique : avis accumulés, statut Superhost Airbnb depuis 2019, Traveller Review Award 2026 de Booking.com. Un nouveau logement démarre ainsi avec une crédibilité immédiate.
Le statut Superhost, comment ça marche ?
Il est réévalué chaque trimestre sur les 12 derniers mois. Il faut notamment une note globale d'au moins 4,8, un taux de réponse d'au moins 90 %, au moins 10 séjours (ou 3 séjours totalisant 100 nuits) et un taux d'annulation inférieur à 1 %. Il améliore la visibilité et rassure les voyageurs.
Et la commission d'Airbnb ?
Depuis fin 2025, Airbnb applique en France une commission unique à la charge de l'hôte, d'environ 15,5 %, sur le prix des nuits et les frais ajoutés (ménage, linge), jamais sur la taxe de séjour.
Exemple: 2 nuits à 100 € + 40 € de ménage = 240 €. Commission : 37,20 €. Versement à l'hôte : 202,80 €.
Nous vous aidons à choisir l'option la plus adaptée lors de notre premier échange.
Haute et basse saison : bien fixer ses prix en Normandie
En Normandie, la demande varie fortement au fil de l'année. Un prix fixe laisse de l'argent sur la table en haute saison et des nuits vides en basse saison.
Les temps forts
- l'été, et en particulier juillet-août sur la côte ;
- les week-ends prolongés de printemps (Pâques, mai) ;
- les vacances scolaires, y compris celles de la Toussaint et de Noël ;
- les grands événements locaux : festivals, courses hippiques, salons, escales de croisière.
La basse saison
De novembre à mars (hors fêtes), misez sur les week-ends, les séjours d'affaires en semaine et des durées minimales assouplies. Des réductions à la semaine ou au mois attirent les séjours plus longs.
Ajuster en continu
Le bon prix dépend de la date, du délai avant l'arrivée et de l'offre concurrente. Nos outils de tarification dynamique ajustent les prix chaque jour pour viser le meilleur équilibre entre taux d'occupation et revenu.
Louer à Deauville-Trouville : ce qu'il faut savoir
Une clientèle exigeante
À deux heures de Paris, Deauville et Trouville attirent une clientèle parisienne et internationale, souvent en couple ou en famille, qui attend un logement soigné, bien équipé et idéalement situé.
Une saisonnalité marquée
L'été, les week-ends et les ponts concentrent la demande. Les événements de la Côte Fleurie (festival du cinéma américain en septembre, courses hippiques, salons) créent des pics qui justifient des tarifs adaptés. Hors saison, les week-ends restent porteurs.
Règles locales
Comme partout, votre meublé doit être enregistré et le numéro affiché sur vos annonces. Les règles de changement d'usage, de copropriété et de taxe de séjour dépendent de la commune : nous les vérifions avec vous avant toute mise en location.
Découvrir notre conciergerie à Deauville-Trouville →
Louer au Havre : un marché qui monte
Un patrimoine unique
Le centre reconstruit par Auguste Perret est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2005. Les appartements Perret, lumineux et bien conçus, séduisent les voyageurs en quête d'authenticité.
Une demande toute l'année
- les croisiéristes qui embarquent ou débarquent au Havre ;
- les voyageurs d'affaires, liés au port et aux entreprises de la région ;
- les touristes de l'été, notamment lors de l'événement Un Été au Havre ;
- les visiteurs d'Étretat et de la côte d'Albâtre, toute proche.
Notre ancrage
Notre agence est installée au Havre : nous connaissons chaque quartier et la clientèle qui s'y intéresse.
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Résidence principale ou secondaire : ce que vous avez le droit de louer
Votre résidence principale
Vous pouvez la louer jusqu'à 120 nuits par an, voire 90 dans les communes qui ont abaissé ce plafond. Un justificatif de résidence principale peut vous être demandé lors de l'enregistrement.
Une résidence secondaire ou un investissement
La location peut se faire toute l'année, sous réserve des règles de votre commune. Dans certaines villes, une autorisation de changement d'usage est nécessaire, parfois avec une compensation (transformation d'un local en logement).
La copropriété
Vérifiez votre règlement de copropriété : certains interdisent ou encadrent la location touristique. Depuis la loi Le Meur, les copropriétés peuvent plus facilement l'interdire dans les nouveaux règlements.
Et dans tous les cas
Le logement doit être enregistré, avec un numéro affiché sur chaque annonce. Nous vérifions ces points avec vous avant toute mise en location.
Taxe de séjour : qui la collecte et comment ça marche ?
Qu'est-ce que la taxe de séjour ?
Instituée par les communes ou intercommunalités, elle est payée par les voyageurs, par personne et par nuit. Son montant dépend de la commune et du classement du logement.
Les plateformes
Pour les réservations faites via Airbnb, Booking et la plupart des plateformes, la taxe est collectée directement par la plateforme, puis reversée à la commune. Vous n'avez rien à faire, et les plateformes ne prennent pas de commission sur cette taxe.
Les réservations en direct
Pour une réservation en direct, la taxe est collectée auprès du voyageur, puis déclarée et reversée par le loueur ou son gestionnaire. Lorsque nous gérons votre logement, nous nous en chargeons.